Moi, la science
Prologue
Je n'ai jamais eu de patience pour les spéculations vides, pour les absurdités présentées comme des vérités à ceux qui n'ont pas les outils pour les remettre en question. Affirmer sans preuves est facile. Et derrière, il y a presque toujours le même calcul : attirer l'attention, construire un public, s'établir comme influenceur, exploiter la crédulité de ceux qui mériteraient mieux que la peur et l'illusion vaine comme information vitale.
Je ne prétends pas être un scientifique ou un intellectuel — je suis plutôt un artiste —, mais cela n'empêche pas ma pensée de tenter de suivre la méthode et la logique, du moins dans la mesure de mes capacités. Et c'est précisément pour cela que la vie quotidienne devient souvent un combat épuisant : contre l'absurdité des médias, contre la marée d'affirmations qui circulent sans le moindre scrupule et que la majorité accepte sans les questionner.
Qu'est-ce que "La Vérité" ?
Nous vivons entourés de mensonges. Pas d'erreurs honnêtes, mais de faussetés délibérées que des millions de personnes et d'institutions propagent pour leur propre bénéfice. Le vieux principe selon lequel la fin justifie les moyens a cessé d'être un avertissement moral pour devenir la méthode de travail. La vérité est obscurcie, annulée, sacrifiée avec un mépris total pour le profit personnel ou idéologique de celui qui peut le faire.
Cette dérive est tragique pour l'ensemble de l'humanité, et pas pour des raisons abstraites. Nous sommes une espèce imparfaite qui s'est surpassée grâce à la transmission du savoir. Si nous n'avions pas été capables de nous souvenir, d'enseigner et d'accumuler des découvertes, des méthodes et des inventions, nous serions encore des hommes des cavernes. Le progrès humain est, en essence, un exercice collectif de mémoire et d'apprentissage.
Internet représentait une opportunité extraordinaire à cet égard : mettre à la disposition de chacun une quantité d'informations telle que l'humanité aurait pu s'épargner des décennies d'essais et d'erreurs, arrivant en peu de temps à des conclusions qui auraient autrement coûté des années. Cette promesse reste latente, une possibilité réelle, en puissance. Mais elle a été colonisée.
Ceux qui utilisent le mensonge comme instrument pour atteindre leurs fins sont aujourd'hui si nombreux, et leurs techniques si sophistiquées, que distinguer entre l'information fausse et celle qui s'approche de la vérité est devenu une tâche qui exige un effort presque héroïque. Et la plupart, à juste titre, n'ont ni le temps ni les outils pour y faire face.
Nous vivons dans un monde faux, où l'apparence compte plus que le message, où l'impact remplace le substantiel.
Que sont "Les Classes" ?
La faute n'incombe pas aux politiciens (y compris dans cette catégorie les religieux ou les politiciens en habit, soutenus par d'anciennes idéologies, d'immenses patrimoines et monuments, qui sont leurs meilleurs outils de propagande), non. La faute incombe aux 8,3 milliards de personnes qui peuplent ce monde, dont 76% se déclarent croyants d'une religion.
7% de la population mondiale vit sous une démocratie pleine, bien que la démocratie soit un autre système de contrôle du pouvoir et de l'argent.
L'expérience de Milgram a montré que jusqu'à 65% des personnes sont prêtes à suivre les ordres d'une autorité.
Presque la totalité (99%) est prête à croire ce que leur raconte l'histoire, une voix ou internet.
Bien sûr, le divertissement est plus gratifiant que le travail, il est plus facile de croire que de penser, même si cela signifie mortification ou perte de liberté, et il est plus tentant de laisser les autres prendre les décisions tandis que nous nous consacrons à notre ego.
Seulement 1,6% de la population mondiale adulte possède un patrimoine supérieur à 1 million de dollars. Les autres 98,4% doivent lutter pour survivre et n'ont ni le temps ni les ressources à consacrer à autre chose qu'à survivre par tous les moyens.
Qu'est-ce que "Le Système" ?
1. Celui qui contrôle l'argent, contrôle le monde.
2. Celui qui contrôle les Banques Centrales, contrôle l'argent, son émission et sa redistribution.
3. Les entités qui participent à la redistribution comme les bourses et leurs colonisateurs, les fonds d'investissement comme BlackRock ou Vanguard, les entités de garde, les chambres de compensation, les plateformes et les sociétés d'intermédiation et de courtage.
4. Les entités régulatrices qui influencent la législation et veillent à la rigidité du système qui permet à une élite de s'enrichir.
5. Et enfin la politique, la grande escroquerie, l'outil suprême de falsification qui trompe les masses en échange d'une part, pour plaire à ceux qui contrôlent les banques, les entités de redistribution et la législation.
Y a-t-il de l'espoir ?
Je ne le vois pas. Mon pessimisme vient de la projection de la tendance de la civilisation, irrémédiablement vouée à l'extinction, car elle n'est pas préparée à faire face à un défi vraiment grave qui pourrait survenir, comme l'épuisement de la nature, une grande crise économique, une éruption volcanique majeure, un astéroïde ou une invasion extraterrestre.
Mais si aucune catastrophe ne le fait, le danger le plus grand et le plus certain est que nous nous dirigeons vers une autodestruction inévitable :
- 1. Parce que l'innovation technologique dépasse notre capacité à la gérer. Exemple : nous créons des robots et des IA sans les conditionner, nous créons des armes qui peuvent détruire plusieurs fois la planète sans garantie qu'à un moment donné un stupide accident comme celui de Fauld, Staffordshire, ne puisse se produire.
- 2. Parce qu'il n'y a pas de coopération internationale, mais au contraire une compétition impitoyable pour les ressources.
- 3. Parce que nous épuisons toutes les ressources et détruisons la planète au nom d'une avidité personnelle compulsive.
- 4. Parce que nous mettons notre destin entre les mains de fous, sachant pertinemment qu'ils nous mentent.
Et pourtant, je continue d'écrire. Parce que la science n'est ni salut ni réconfort. Elle est méthode. Et la rationalité est tout ce qui nous reste.
Maintenant, consacre-toi à quelque chose de sain pour ton esprit, comme lire les récits de LoneSlone.